Dans ce blog, je me propose de vous partager ma passion pour la Musique Contemplative et le fruit de mes recherches dans le cadre de mon travail avec le Son. Au fil des chroniques, je vous partagerai divers aspects de mon travail avec le Son. Je suis toujours amusé quand, en apprenant mon métier, les gens me demandent avec quel type et quelle grosseur de bols je travaille! Comme si le travail avec le Son ne se réduisait qu’à cet aspect!

La Musique Contemplative est plus qu’un type de musique ; elle est un état d’être. Qu’elle soit méditative, dynamique, chamanique ou tribale, elle nous rejoint au-delà de nos masques, dans l’intimité de notre être. Langage de l’émotion pure et puissant outil de croissance et de transformation, elle nous met en résonance avec cette dimension de soi qui appelle à la transcendance.

En réalité, l’univers sonore avec lequel je travaille est beaucoup plus riche, plus subtil et diversifié. Le Son, pour moi, c’est le moment présent dans toute sa splendeur, sa puissance, son infinité et son «internité». C’est aussi la manifestation de l’Énergie de la Conscience. Le Son nous mène à développer l’écoute en Pleine Conscience, à devenir attentif à l’invisible.

C’est pourquoi, pour illustrer la page d’accueil de mon blog, j’ai choisi une photo que j’ai pris dans le désert de Sonora, à Tucson, en Arizona. Cet endroit de pouvoir est en quelque sorte la métaphore d’une quête de transformation, la rencontre du visible et de l’invisible.

Ainsi, au fil des chroniques, je vous partagerai mes découvertes, mes intuitions, mes explorations et mes pistes de réflexions. Je vous partagerai également le résultat de mes recherches et de mon travail avec le Son et la Musique Contemplative depuis plus de quarante ans. Le travail que j’ai développé est une approche intégrale qui ne vise pas uniquement l’écoute mais aussi le ressenti et le développement de notre plein potentiel humain. Vous découvrirez comment toutes les dimensions de notre être sont touchées, qu’elles soient physique, émotionnelle, psychologique, psychique, énergétique et subtile. Vous découvrirez également les différentes étapes qui mènent de l’inconscience et la fragmentation à l’unité et l’intégration, voire la non-dualité et la Pleine Conscience. Enfin, vous découvrirez les musiciens et les musiques qui vous ouvrirons les portes d’une nouvelle perception.

Mais avant de vous partager tout ça, j’aimerais vous partager les événements qui ont déclenchés ma quête du Son et de transformation et mené à mon travail avec le Son.

Le point de départ

À l’âge de vingt ans, je suis mort pendant quelques minutes et j’ai vécu une expérience de mort imminente au cours de laquelle j’ai entendu un son extraordinaire et d’une grande puissance. J’y reviens plus en détail dans une autre chronique. Cette expérience a été pour moi le point de départ d’une véritable quête de transformation guidée par le Son. Sans le savoir à cette époque, j’ouvrais une porte qui allait se refermer derrière moi puis disparaitre. Ma vie ne serait plus jamais la même.

Au début, je ne savais rien de tout ça. Le livre de Raymond Moody, La vie après la vie, n’était pas encore publié et l’expression «expérience de mort imminente» ne faisait pas partie de notre vocabulaire. Mais suite à cette expérience, j’étais soudainement porté par un appel dont j’ignorais la source mais qui était suffisamment puissant pour me faire voyager hors des sentiers battus et des préoccupations d’un jeune au début de la vingtaine.

Une quête de transformation est une rencontre intime avec soi-même, dans le silence de son cœur, au-delà de la séduction des croyances et des illusions spirituelles. C’est un processus continu et sans fin, un long chemin fait d’ombre et de lumière qui nous mène au-delà de nos peurs, de nos masques et des limites que l’on s’impose pour s’ouvrir à ses intuitions profondes, ses aspirations et surtout être toujours plus en contact avec son cœur, son corps, et ainsi vivre au quotidien le mystère de la vie dans toute sa plénitude. Pour moi, l’expérience de mort imminente était une porte, un passage de ma vie qui a créé un lien entre une réalité visible et invisible. Je n’ai jamais cherché à revivre mon EMI. Je n’ai pas d’attachement romantique à cette expérience ni à sa trame narrative.

Ainsi, depuis quarante ans, porté par le Son et la musique, un appel incessant me pousse à aller de l’avant, à explorer l’inconnu en moi et autour de moi. Sur le moment, je n’en saisi pas toujours le sens et la nature. Toutefois, je fais confiance à mes intuitions sans chercher à comprendre de façon rationnelle et intellectuelle. Bien souvent, la réponse ne me vient que plus tard et de façon inattendue. Généralement, ce qui me guide, c’est une sensation de légèreté, un frémissement qui se manifeste dans tout mon être, une sorte d’état de grâce qui m’indique que je suis sur la bonne voie. Le Son devient alors mon guide.

J’ai grandi dans une famille où la musique était au cœur de notre quotidien. Elle est depuis ma tendre enfance, l’essence même de ma vie. Que ce soit à travers les chants grégoriens que mon père chantait à l’église, accompagnés des grands orgues, en passant par la musique des Beatles, Moody Blues, Genesis, Vangelis, Peter Gabriel, Cat Stevens et Pink Floyd, pour n’en nommer que quelques-uns parmi l’ensemble de mes goûts musicaux, elle rythme et insuffle une vitalité énergétique et subtile à chacun des moments de mon quotidien. En réalité, pour moi, le Son se vit dans le moment présent. Il est une sorte de courant sonore tel un mouvement perpétuel sans début ni fin sur lequel nous pouvons nous brancher à tout moment pourvu qu’on puisse taire notre mental et porter toute notre attention sur l’écoute, le ressenti et sa résonance en nous. Chaque écoute est nouvelle et différente, je n’essaie jamais de retrouver les sensations de l’écoute précédente.

La quête de sens – une façon d’être!

Dans une quête, il est essentiel d’avoir une certaine dose de doute raisonnable, voire de scepticisme, non pas celui érigé en dogme par ces «pseudo-sceptiques» qui ridiculisent tout ce qui n’est pas inclus dans les diktats de leur «religion» matérialiste, mais plutôt au sens originel du terme qui privilégie l’examen de toutes les possibilités et avenues, tout en demeurant ouvert à d’autres perspectives valides qui peuvent surgir en cours de route. Il faut savoir questionner les croyances toutes faites, les absolutismes de toutes sortes, les certitudes derrière lesquelles on se réfugie pour ne pas se remettre en question. Bref, dans tout ce qu’on fait, tout ce qu’on est, c’est la même opération : émettre une hypothèse, en faire l’expérience puis la valider auprès de sources ou de personnes qualifiées sur le sujet et qui en ont fait l’expérience au préalable avant nous. C’est la méthode scientifique, mais c’est tout autant valable en chimie qu’en cuisine ou en spiritualité.

La quête devient alors non plus un but à atteindre mais plutôt une façon de vivre, un état d’être, l’expérience directe de la vie dans le moment présent de son quotidien. Chaque fois que l’on croit être arrivé à un but quelconque, il est important de savoir et comprendre que ce n’est seulement que la fin d’une étape et le début d’une autre. Ce processus est un éternel recommencement. Pour bien l’illustrer, j’aime bien cette image d’une série infinie de pelures d’oignon que l’on enlève pour aller à l’essence de soi-même. Quand on comprend cela, non pas de façon intellectuelle mais bien dans son essence, son ressenti, la vie s’allège et on se plait alors à découvrir à chaque instant le merveilleux des choses dans leur grande simplicité. Un coucher de soleil est magique parce que c’est la seule chose importante à vivre à ce moment précis ! En y cherchant toutes sortes d’interprétations basées sur une série de croyances ou de dogmes à la saveur du mois, nous nous perdons dans nos pensées et perdons de vue la beauté qui se déploie devant nos yeux.

Au fil des chroniques, guidé par le Son et la Musique Contemplative, je vous propose, à partir de ma propre expérience, la cartographie d’un chemin vers une conscience accrue, la vision intérieure d’un processus de rencontre intime et ultime avec soi-même. C’est également une invitation à entreprendre votre propre quête pour vous aussi apprendre à développer votre plein potentiel humain. Ce que l’on connait de la vie, c’est ce que les autres nous ont raconté. Entreprendre une quête, c’est partir à l’aventure intérieure, en faire l’expérience directe, découvrir la dimension invisible et sacrée des choses, et par sacrée, je ne fais pas ici référence à une religion ou une spiritualité quelconque, mais bien à la qualité d’attention que l’on accorde à chaque pensée, à chaque instant, à chaque action de notre quotidien.

Le but d’une quête véritable et authentique est de se dépouiller, de se délester du superflu pour aller à l’essentiel, de penser en dehors de la boîte et des limites imposées par notre peur d’affronter l’inconnu… en soi!

Ma quête est un chemin de connaissance, une voie vers le développement d’une conscience accrue, inspirée des traditions mystiques et non-duelles qui m’ont guidé depuis mon expérience de mort imminente. Au sens ultime, la Conscience est l’espace dans lequel les phénomènes de la vie naissent, se manifestent puis disparaissent. Pour pouvoir y accéder, il faut d’abord apprendre à calmer son mental, faire la paix avec son passé, apprivoiser ce que j’appelle « l’inconfort du moment présent », ce moment d’éternité entre l’inspir et l’expir, pour faire en sorte que ce ne soit plus un état temporaire et furtif mais bien une structure permanente dans notre vie.

 

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